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Projet Plaine centrale :  LE MINDCAF ET LA BAD FRANCHISSENT UNE NOUVELLE ETAPE VERS LA MATURATION DU PROJET
Vie au MINDCAF Publié le 28 septembre 2026

Projet Plaine centrale : LE MINDCAF ET LA BAD FRANCHISSENT UNE NOUVELLE ETAPE VERS LA MATURATION DU PROJET

Réunis dans le cadre d’une audience autour du Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières, Henri Eyebe Ayissi, la délégation de la Banque Africaine de Développement (BAD) et les différents acteurs impliqués dans le projet « Plaine Centrale Agro Parc Cameroun », ont fait le point sur les avancées enregistrées et les dernières diligences à accomplir avant la prochaine étape d’instruction de ce projet qui porte dans sa vision globale, sur l’aménagement de superficies importantes le long du corridor Batchenga-Ntui-Yoko-Tibati-Ngaoundéré.

 

La rencontre tenue le 22 septembre 2026 au MINDCAF s’inscrit dans la continuité d’un processus engagé depuis plusieurs années entre le Gouvernement camerounais et ses partenaires techniques et financiers. Dès juillet 2024, une mission de haut niveau avait été mobilisée autour du projet d’aménagement des terres agricoles de la Plaine centrale, le long du corridor Batchenga-Ntui-Yoko-Tibati-Ngaoundéré. L’objectif était notamment de sensibiliser les populations sur le projet et ses effets attendus.

Depuis lors, les échanges se sont poursuivis avec la Banque africaine de développement (BAD) et les différentes administrations concernées. En mars 2025, une rencontre au MINDCAF avait déjà permis d’examiner le projet Agro Parc avec la BAD, le MINADER et les autres parties prenantes. Le MINDCAF y était présenté comme un acteur majeur de la sécurisation et de la mise à disposition des terres destinées aux investisseurs, dans le respect de la législation camerounaise.

Cette rencontre confirme la progression du projet vers sa phase de maturation et s’est étendue sur plusieurs séquences de travail, notamment sur la conception du projet, sa gouvernance, les modalités d’accès au foncier, les conditions d’installation des producteurs ainsi que les dispositifs environnementaux et sociaux. Il ne s’agit donc pas encore de la mise en œuvre opérationnelle de l’ensemble du programme, mais d’une étape avancée de sa formulation et de son instruction.

La BAD souligne, à cet égard, que le processus n’a pas été précipité. Les différentes consultations menées avec les autorités camerounaises ont permis d’approfondir les paramètres techniques, institutionnels et financiers du projet.

L’objectif affiché est désormais de finaliser les dernières composantes de la formulation afin de permettre la poursuite du processus d’instruction et, à terme, la présentation du projet aux instances compétentes de la BAD.

Le projet entend notamment favoriser le développement de chaînes de valeur agricoles prioritaires et l’installation de grands producteurs, avec une implication importante du secteur privé. Cette orientation confère au MINDCAF une responsabilité particulière, compte tenu de ses compétences en matière de gestion du domaine de l’État, du cadastre et des affaires foncières.

En avril 2026, le MINDCAF avait déjà fait état de la constitution de réserves foncières et de travaux engagés dans le cadre de la composante consacrée à la sécurisation des terres.

Cette dimension foncière explique l’importance accordée à la clarification des procédures d’incorporation, de sécurisation et de mise à disposition des terres.

Sur le plan juridique et administratif, les travaux portent notamment sur la mise en cohérence du contrat de bail et du cahier des charges qui encadreront la mise à disposition des terres.

L’étude d’impact environnemental et social du projet prévoit notamment des mesures relatives à la compensation des biens à détruire et à la prise en charge des personnes affectées avant le démarrage des travaux, conformément aux procédures applicables.

Pour la BAD, cette dimension doit être examinée au regard à la fois des exigences nationales et des standards environnementaux et sociaux applicables à ses opérations. L’enjeu est de garantir que les populations affectées soient correctement identifiées, que les préjudices soient évalués et que les mécanismes de compensation soient sécurisés avant la mise en œuvre des activités concernées.

La BAD précise par ailleurs que l’attribution des terres relève des autorités camerounaises compétentes. Son intervention porte notamment sur la qualité du cadre de gouvernance, la transparence des procédures et le respect des exigences applicables au projet.

Un atelier de relecture et d’harmonisation de ces documents s’est tenu, à la suite de la validation de son principe par le Ministre Henri Eyebe Ayissi.

Un Plan d’Aménagement Détaillé est également disponible au niveau de la maîtrise d’ouvrage. Sa validation par les autorités compétentes constitue l’une des prochaines étapes attendues avant sa consolidation définitive dans le dispositif du projet.

Cette articulation entre planification, sécurisation foncière et contractualisation vise à créer un cadre suffisamment clair pour permettre, à terme, l’installation des investisseurs et des producteurs dans des conditions juridiquement sécurisées.

Pour accompagner cette dynamique, une Cellule de gestion du projet a été mise en place au sein du MINDCAF. Elle constitue l’un des dispositifs techniques chargés d’assurer le suivi des différentes composantes relevant du département ministériel.

L’équipe comprend notamment un responsable de la coordination de la Cellule, ainsi que des responsables chargés du Cadastre, des questions domaniales et foncières et du suivi-évaluation.

Cette organisation traduit la volonté de disposer, au sein du MINDCAF, d’un mécanisme permanent de coordination et de suivi des diligences liées au projet.

 

 

Derlin Afana

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